Yanama, enfin
Bon bon bon, me voila enfin arrivé à Yanama après tout de même les premieres vraies péripéties du voyage. Je vous avait dit que j'espérais que Willy avait eu mon message. Alors le truc bien c'est qu'il l'a eu, le truc moins bien j'm'en vais vous le conter.
Jeudi soir, Lima, je prend le bus comme prévu, sans soucis majeurs si ce n'est l'étroitesse des places qui m'empêchent de dormir correctement. Enfin faut pas faire le difficile, le lever de soleil sur les andes ça a de la gueule. Arrivée donc à 6h30 à Ayacucho. J'attend alors bien sagement Willy dans l'agence Cruz del Sur. Plus de 45 mn se passent et je me dis alors que je vais l'appeler, avec le téléphone public de l'agence histoire de rester dans le coin. On me fait signe qu'il ne fonctionne pas On descend donc un peu dans la rue, mais là c'est ma carte téléphonique qui semble ne pas fonctionner. Le mec de l'agence m'emmène alors dans une boutique pour téléphoner et commence à me dire que mon numéro n'est pas bon, que ce n'est pas un numéro d'Ayacucho. J'essaye tant bien que mal de lui faire entendre raison mais il compose le numéro inventé. Bizarrement le mec au bout du fil sait peut être ou trouver Willy. Il nous donne une adresse. On y va dans un taxi moto à deux derrière avec mes bagages et on cherche le 177 dans une rue où le 125 est entre le 105 et le 112. Après de nombreux "arriba" et "abajo" et après lui avoir suggéré le mec me ramène à l'agence... quand on croise Willy en moto ! Il me cherchait partout, sans blague !
Donc bien content de l'avoir retrouvé, il m'emmène au dispensaire car il a à faire. Là-bas je fait la bouffe pour les pauvres et les vieux d'Ayacucho. Les cuisinières sont bavardes et sympas. Willy rentre et on monte enfin à Yanama. 3100m. Une zone rurale vraiment pauvre. Mais la maison est accueillante et même si je prends très cher en espagnol, je discute avec quelques enfants.
Voilà donc ici c'est le we, donc c'est plutot calme. Je vous donne rdv dans la semaine pour vous en dire plus.
¡Hasta luego!