Hier, c'était "paro"
Hier et avant-hier était des jours un peu particuliers dans la mesure où le pays s'arrêtait. Le 8, la grêve générale touchait uniquement le département d'Ayacucho, le 9 c'était tout le pays qui était touché. La raison est simple : l'affolante montée des prix depuis presque 1 an. A titre d'information, le prix du kilo de riz a doublé en 6 mois.
Donc mardi et mercredi, il n'y avait effectivement rien d'ouvert, et les gens ne travaillaient visiblement pas. Bon il faut dire qu'ici, à Ayacucho, on se souvient avec émoi du dernier paro (littéralement chômage) qui a fait deux morts parmis des paysans, il y a 3 mois. Cette fois-ci, la grêve aura été bien moins violente et on aura évité les affrontements, les pierres sur les routes (voir les clous), les saccages de boutiques ouvertes, et le lynchage de gringos (oui oui vous lisez bien).
Enfin du coup, aucun transport pour aller à la beneficencia (oui les vieux sont toujours aussi vieux les jours de paro, les pauvres toujours aussi pauvres) ce qui veut dire 1h10 de marche aller, 1h40 pour le retour avec le repas de midi. Enfin on est jeunes hein !
Pour finir, hier, des jeunes du foyer des "gorriones" (autre foyer de la ville qui accueille notamment pas mal de frères et soeurs des chicos de la casa) sont venus nous rendre visite... à 20. En fait ils se sont même invités à bouffer. Je vous laisse imaginer 20 personnes, en France, qui sonnent à votre porte et s'invitent à manger... Surtout que le frigo, en ces temps de grêve était légèrement vide... Bon enfin cool hein ! C'est pas le Pérou !
(ah bah si en fait c'est le Pérou...)
Donc mardi et mercredi, il n'y avait effectivement rien d'ouvert, et les gens ne travaillaient visiblement pas. Bon il faut dire qu'ici, à Ayacucho, on se souvient avec émoi du dernier paro (littéralement chômage) qui a fait deux morts parmis des paysans, il y a 3 mois. Cette fois-ci, la grêve aura été bien moins violente et on aura évité les affrontements, les pierres sur les routes (voir les clous), les saccages de boutiques ouvertes, et le lynchage de gringos (oui oui vous lisez bien).
Enfin du coup, aucun transport pour aller à la beneficencia (oui les vieux sont toujours aussi vieux les jours de paro, les pauvres toujours aussi pauvres) ce qui veut dire 1h10 de marche aller, 1h40 pour le retour avec le repas de midi. Enfin on est jeunes hein !
Pour finir, hier, des jeunes du foyer des "gorriones" (autre foyer de la ville qui accueille notamment pas mal de frères et soeurs des chicos de la casa) sont venus nous rendre visite... à 20. En fait ils se sont même invités à bouffer. Je vous laisse imaginer 20 personnes, en France, qui sonnent à votre porte et s'invitent à manger... Surtout que le frigo, en ces temps de grêve était légèrement vide... Bon enfin cool hein ! C'est pas le Pérou !
(ah bah si en fait c'est le Pérou...)
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