Vilcashuaman (comme ça se prononce)
Bon bon bon, je vais tenter de sauver ce blog de l'abandon, le courage pour le remplir n'ayant pas été mon fort ces temps-ci. Je reviendrai premièrement sur mon "paseo" de la semaine dernière sur les ruines incas de Vilcashuaman, à environ 120 km d'Ayacucho (soit suivant la route péruvienne, un peu plus de 4h).
Une fois n'est pas coutume, je me suis décidé comme un envie de pisser pour partir voir le seul site des environs d'Ayacucho qui vaille la visite et que je n'avais pas encore visité : Vilcas donc. La raison de ce départ un peu précipité (la veille pour le lendemain en fait) étant due à la fin d'une fête locale le jour en question.
Arrivée à Vilcas vers 12h, la fête est une fête moitié religieuse moitié païenne. La partie religieuse est à l'honneur de la Virgen del Carmen, la fête païenne est juste là pour avoir une bonne raison de boire de la Cristal (bière péruvienne).
Une fois la procession terminé, c'est à dire une fois qu'on a rangé l'espèce de pyramide en fromage blanc de la vierge dans l'eglise, la fête populaire commence. Soit une compétition entrainante de fanfare en tout genre et de coutumes locales. A peine débarqué de mes 4h de bus (en fait j'ai juste vu la fin de la procession) je suis embarqué par l'une des familles organisatrices pour danser. Aller hop je me laisse faire, autant profiter de la fête. On danse 15 mn, sympa, et ils m'invitent à bouffer, très sympa. La suite va comme sur des roulettes, on va tous ensemble à la corrida puis tout naturellement (tout naturellement peruvianement parlant) ils me proposent de me loger le soir. On fait la fête toute la nuit, on boit de la Cristal donc, on se marre devant les tantes saoules et je quitte la famille après mille remerciements pour le logement, le lendemain matin.
Je décide donc d'aller voir les ruines incas qui se situent pour partie un peu plus haut que la ville même et dans Vilcas même. La montée sur les hauteurs de Vilcas se traduit toujours par cette gentillesse ahurissante des locaux. En demandant mon chemin je me vois donc offrir un "caldo de cordero" (une soupe, avec des morceaux d'agneau, quelques légumes, des pates, et parfois quelques patates) de la façon la plus naturelle qui soit. Bon et même si les ruines annoncées ne sont pas vraiment au rendez-vous (oui les trois caillous alignés qui sont censés être des ruines incas me laissent encore perplexe), la pampa vaut le détour.
La seconde partie des ruines, dans la ville même est, elle, bien plus intéressante même si faute d'avoir pu trouver un guide, je les ferai seul. Comme vous le voyez (ou pas) les ruines du centre ville sont en fait une pyramide incas qui servait probablement de temple pour toutes les cérémonies de l'empire.
Faute de guide, je me balade donc seul dans ce lieu assez incroyable faut le reconnaitre par l'alignement et la taille de ces pierres comment dire... massives, quand deux vieux jeunes (et pas encore jeunes vieux donc) m'interpelle :
(je vous le traduit hein, en vrai ils parlent pas français...)
- "Salut, comment ça va? t'étais dans le bus avec nous hier. tu te souviens ?
(comment dire, j'avais les yeux rivés sur le mec bourré debout à côté de moi, histoire qu'il rende sa cuite d'hier ailleurs que sur mes genoux)
- non désolé, je me souviens pas
- si, on est monté près du fleuve
(ayant l'air d'y croire)
- ah oui, c'est vrai
Bon la conversation n'a en fait aucun interêt si ce n'est que nous avons parlé comme ça pas loin d'1h, qu'ils m'ont invité à bouffer, que j'ai récupéré l'adresse de la fille à Lima et qu'ils m'ont pris en photo a peu près 150 fois ("pour que tu puisses montrer à ta maman" hmmm oui d'accord). Je quitte donc Vilcas après déjeuner, heureux de cette chance incroyable qui me suit depuis la veille.